Ce soir, les étoiles dansaient.
Un texte poétique sur l’apparition et la disparition des étoiles, le silence de la nuit et cet instant où l’on cesse de comprendre pour simplement être.
FRAGMENTS
Mounia Hattab
1/24/20261 min read


Elles apparaissaient puis disparaissaient,
sans bruit,
comme si la nuit leur appartenait.
Je suis restée immobile.
Il n’y avait rien à attendre,
rien à comprendre.
Seulement ce mouvement lent,
obstiné.
Les étoiles ne cherchaient pas à briller.
Elles étaient là.
Et cela suffisait.
Je les ai suivies jusqu’à cet endroit en moi
où je me tiens
quand je renonce aux explications.
Là où je ne porte rien.
Ni rôle.
Ni masque.
Juste un corps debout
sous l’immensité.
Elles revenaient toujours
après l’absence.
Comme si disparaître
n’était jamais une fin.
À les regarder,
j’ai cru à un ailleurs.
Pas meilleur.
Possible.
Je n’ai rien demandé.
Je n’ai rien cherché.
J’ai regardé.
Cette nuit-là,
cela a suffi.
Je me suis endormie
avec leur lumière
derrière les paupières.
Moins seule.
